LUMIERE ET PIETE

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L’Hégire, et les leçons de l’émigration du prophète

Publié par Admin sur janvier 12, 2007

         Le nouvel an 1428 approche, Le premier jour du nouvel an musulman, le 1er Muharram 1428, tombe cette année le 20 janvier 2007. Il s’est passé 1428 années à compter de l’émigration du Prophète Muhammad (saws) de la Mecque vers Médine, en septembre 622 E.C., événement désigné par le terme hijrah.

         Les premiers musulmans étaient très durement persécutés et torturés à la Mecque par la puissante tribu de Quraysh. Les musulmans étaient alors peu nombreux et une grande partie d’entre eux étaient des pauvres, des jeunes et des esclaves. Incapables de repousser la main de leurs persécuteurs, tout ce qu’ils pouvaient faire était de patienter jusqu’à ce que Allah leur donne une autre issue.

         Allah (swt) leur a ordonner d’émigrer à Médine, Allah (swt) dit dans le saint Coran: “Dans le Noble Coran, Dieu, le Très-haut, dit : “Ceux qui auront cru, ceux qui auront émigré, ceux qui auront combattu dans le chemin de Dieu avec leurs biens et leurs personnes, seront placés sur un rang très élevé auprès de Dieu : voilà les vainqueurs ! Leur Seigneur leur annonce une Miséricorde venue de Lui, une satisfaction et des jardins où ils trouveront un délice permanent ; ils y demeureront, à tout jamais, immortels. Oui, une récompense sans limites se trouve auprès de Dieu.” (S: 9, V: 20-22)

Les musulmans se précipitaient à quitter la Mecque, en amenant ce qui pèse assez peu et coûte     cher, en laissant derrière leurs biens et maisons, et certains de leurs familles, pour marquer un événement majeur de l’histoire musulmane, au point que le Calife Omar (raa) adopta la date de l’Hégire pour calculer les années. Les Musulmans choisirent l’Hégire comme point de repère chronologique.

         Le nouvel an hégirien approche, il est important de garder à l’esprit sa signification et sa grande portée, en tirant des leçons de la Sirah du prophète pour regarder le présent et l’avenir des musulmans dans les pays d’accueil.

         L’Hégire (Al-hijrah), alluma une lueur d’espoir dans le coeur des premiers Musulmans, ceux-là mêmes qui constituent désormais un excellent exemple à suivre pour les Musulmans de toutes les générations postérieures. L’Hégire fut également pour eux un instrument d’examen de conscience, et ce, afin qu’ils pussent évaluer leur situation face aux défis inhérents à l’honneur d’être la plus parfaite communauté présentée à l’humanité.

         L’Hégire ne fut pas un simple voyage entre deux cités distantes d’environ 480 km ; mais, elle marqua le début d’une nouvelle ère, d’une nouvelle civilisation, d’une nouvelle culture et d’une nouvelle histoire pour l’humanité entière. Les progrès de l’Islam procédèrent non seulement du fait de ce mouvement physique d’émigration, mais surtout du fait que les Musulmans prirent l’Hégire en considération sous tous ses aspects et toutes ses dimensions.

         Lorsque le Prophète (saws) émigra de la Mecque à Médine, il n’opéra pas seulement un transfert de domicile, il ne s’abrita pas simplement dans une autre cité mais, sitôt arrivé à Médine, il commença à transformer cette ville.

         Il est important pour nous d’étudier et de méditer ce qu’il fit à Médine. Nous pouvons tirer maintes leçons de cette histoire et en apprendre beaucoup de bien pour notre vie.

         1. Al-Masjid (la mosquée) : Le Prophète (saws) commença par ériger une mosquée pour l’adoration du Dieu unique. Il aida lui-même à porter des pierres et à construire ce bâtiment, petit et modeste en apparence, mais d’une immense importance. Les musulmans doivent aussi participer à la construction des mosquées.

         2. Al-Madrasah : l’école islamique et l’institution éducative de la Communauté. Ainsi, As-Suffah: fut la première école islamique. Elle fut placée sous la supervision du Prophète — paix et bénédiction sur lui. Ce qui montre l’importance de l’enseignement et de l’éducation en islam.

         3. Al-Mu’âkhât : la fraternisation. Il instaura des liens de fraternité entre les Muhajirûn (les Musulmans qui avaient émigré de la Mecque à Médine avec lui) et les Ansâr (les habitants de Médine qui aidèrent le Prophète et ses Compagnons). Les mosquées et l’école ne suffisaient pas ; il était également important que règnent de bonnes relations entre les Musulmans. Leur relation de fraternité devrait se fonder sur la foi, et non sur l’appartenance tribale, comme cela avait été la coutume avant l’Islam. Malheureusement, La fraternité reste pour les musulmans d’aujourd’hui un principe théorique. Qui influence peu sur le terrain.

         4. Mîthâq AlMadian: Relations entre les diverses communautés et religions : le Prophète (saws) établit également de bonnes relations avec les autres communautés qui vivaient à Médine. Il y avait une vaste communauté juive ainsi que quelques autres tribus arabes qui n’avaient pas accepté l’Islam. Le messager d’Allah (saws) mit sur pied un pacte (Mîthâq) pour régir les relations entre ces communautés. Dans ce pacte, il n’y a que le respect mutuel, la paix et  cohabitation pacifique. À chaque sa religion, et tout le monde est associé dans la patrie, liés par des rapports de citoyenneté.

         5. incitation au développement de la cité et à son progrès, Lorsque les Compagnons du Prophète arrivèrent à Médine, beaucoup d’entre eux tombèrent malades et n’apprécièrent pas la cité. Le Prophète (saws) leur demanda de nettoyer la ville et d’en ôter toutes les saletés. Aïcha  (raa) dit : “Nous arrivâmes à Médine alors que c’était la terre d’Allah la plus polluée. L’eau qui s’y trouvait était nauséabonde”. (Albukhari).

         Dans le but de réaliser un développement au sein de sa Médine, le prophète (sawt) institua un système hydraulique, il demanda aux Compagnons de creuser des puits à divers endroits de Médine. Il est mentionné que plus de cinquante puits furent creusés et qu’il y eut assez d’eau potable pour tout le monde.

         Le Prophète (saws) encouragea les Compagnons à cultiver la terre et à entretenir des jardins. Il leur dit que quiconque soignerait une terre inculte la possèderait. De nombreuses personnes commencèrent à travailler et à cultiver. Bientôt, la nourriture devait suffire toute la ville, ce sont des politiques que le prophète (saws) a mené pour éradiquer la pauvreté : En peu de temps, il n’y eut plus de gens indigents à Médine. Chacun possédait assez pour vivre, et le Prophète (saws) prit l’habitude d’offrir des présents aux délégations qui lui rendaient visite.

         Médine devint la cité la plus sûre du monde. Vols, viols, ébriété ou meurtres étaient rarissimes et on les prenait immédiatement en main, c’est grâce aux commandements d’Allah et aux renseignements du son messager que la sûreté, la sécurité, la loi et l’ordre devient des caractéristique de la ville du prophète.

         En somme, l’Hégire nous apprend que quel que soit le lieu où se rendent les Musulmans, ils doivent y apporter le bien. Ils doivent oeuvrer pour le bien-être de la société, tant sur le plan social que matériel.

 

L’Hégire, et les leçons de l’émigration du prophète

12/01/2007

2 Réponses vers “L’Hégire, et les leçons de l’émigration du prophète”

  1. zakariya a dit:

    sè dè mot trop difficile il fau mettre des mots plus facile

  2. jihane a dit:

    c pa sufizan ya des détails tro importan ki mank!!!

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