LUMIERE ET PIETE

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Les droits du nouveau-né

Publié par Admin sur décembre 17, 2006

Dans l’Arabie antéislamique, l’usage était, pour bon nombre de polythéistes, d’enterrer vivants, au nom de leurs dieux, leurs nouveau-nés, principalement les enfants illégitimes et les filles, qui constituaient pour eux un déshonneur. Ainsi, l’infanticide était une pratique courante.

Lorsqu’on annonce à l’un d’eux la naissance d’une fille, son visage s’assombrit, il suffoque, il se tient à l’écart, loin des gens, à cause du malheur qui lui a été annoncé. Va-t-il conserver cette enfant, malgré sa honte, ou bien l’enfouira-t-il dans la poussière ? Leur jugement n’est t-il pas détestable”. De plus l’islam pousse les gens à avoir la récompense (Ajr) dans l’élévation des filles, “Celui qui élève deux filles jusqu’à ce qu’elles atteignent leur pleine maturité, viendra au Jour du Jugement, sur le même pied d’égalité que moi”. C’est à dire qu’il les aura nourries, vêtis, instruites.

Le Coran condamne fortement la pratique de l’infanticide, quant aux enfants illégitimes, ils ne peuvent être reconnus, mais étant présumés juridiquement libres, ils sont recueillis par la communauté musulmane, qui les adoptera.

Voici comment se prononce le Coran quant à l’interdiction de tuer les enfants :

Ne tuez pas vos enfants par crainte de pauvreté ; Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre. Leur meurtre serait une énorme faute“.

Le sens de « tuer » est à prendre au sens large ; il vaut aussi bien pour le meurtre d’un enfant déjà né, que pour un foetus. En effet, l’islam, considère que le fœtus est un être qui vit, car il a été insufflé du souffle divin, appelé communément l’âme, et seul Allah peut disposer des âmes.

c’est pour cela que l’avortement provoqué est interdit en islam, excepté dans les cas de nécessité impérieuse, lorsqu’il est prouvé par exemple que la vie de la mère et en réel danger si l’on ne met pas fin à la grossesse.

On demanda au Prophète quel était le plus grand des péchés. Il répondit : “C’est que tu donnes à Allah un associé égal à Lui, alors que c’est Lui Qui t’a crée ! ” On lui demanda : « Et quoi encore ? « Et il dit : « Que tu tues ton enfant de peur qu’il ne partages avec toi ta nourriture et que tu commettes l’adultère avec l’épouse de ton voisin ! » [Rapporté par Bukhari et Moslem ]

D’après la pensée islamique, les enfants, qu’ils soient filles ou garçons, sont considérés comme des bienfaits, des richesses, « des éléments de bonheur de ce bas-monde ». Et pour preuve, le Coran allie très souvent le terme d’enfants à celui de richesses ou bien il assimile les enfants à « des choses excellentes“.

Allah vous a donné des épouses nées parmi vous, de vos épouses, Il vous a donné des enfants et des petits-enfants ; Il vous a accordé des choses excellentes“.

Les enfants sont donc « des signes de bonne nouvelle et de biens ; C’est un don d’Allah, et cela fait partie de l’islam que de se réjouir à la naissance d’un enfant, de féliciter les parent et de fêter.

Certaines règles de bienséance après la naissance d’un nouveau né ont été établies principalement par la tradition prophétique :

a - Il est souhaitable de prier pour l’enfant et de lui mettre des dattes à la bouche.

b) Il est permis de donner un nom à l’enfant au premier ou au septième jour de sa naissance.

Aïcha - Qu’Allah soit satisfait d’elle - a dit :”Le Prophète baptisé Hassan et al Housayn au septième jour (de leur naissance) et il leur a donné un nom“.

Le baptême et la circoncision : Selon Souleymane ibn Amir le Prophète a dit :”L’enfant a droit au baptême ; faites couler du sang et enlevez-lui les impuretés“.

Selon Sumrata Ibn Djoundoub : le Prophète a dit que :”Tout enfant est un gage avant son baptême, on immole pour lui au septième jour, on lui donne un nom et lui rase la tête“.

Quant à la circoncision, elle fait partie de la Sunna. Elle est nécessaire pour purifier l’enfant et lui donner une condition pour pouvoir faire une prière correcte.

Selon Abou Houraya: “Cinq actes font partie de la religion: circoncire, faire le deuil, épiler l’aisselle, tailler les ongles et couper les moustaches“.

Les ulémas ont mentionné parmi les pratiques recommandées par la Sunna dans le cadre du baptême du nouveau-né la prononciation de l’appel à la prière sur à son oreille droite pour que le nom de l’unicité d’Allah soit le premier qu’il entend dans ce bas monde.

Il faut raser les cheveux de sa tête et on donne en aumône le poids en or ou en argent de ses cheveux. Il n’est pas exigé de peser les cheveux. Quand cela est difficile, on se contente seulement de sortir une pièce de monnaie de même valeur que le poids estimé en or ou en argent de ses cheveux. On donne en aumône cette valeur pour le bien de l’enfant.

Les droits du nouveau-né

Sermon de vendredi

15 décembre 2006

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